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Mêmes définitions et contexte que dans son entrevue chez Thinkerview ;
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Le protectionnisme juridique du RGPD est une opportunité de développer le business en UE. Deux mentalités possibles des acteurs : soit lobbying / contournements juridiques pour retarder l'application ou affaiblir les normes, soit changer de paradigme, se faire protéger par la législation, et modifier son produit. La première approche sera aussi fructueuse que de traiter le harcèlement au travail par un amendement du contrat de taff pour ensuite faire l'autruche "y'a pas de harcèlement chez nous, le contrat le dit, ça vaut prévention" ;
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Géopolitique = rapport de puissance, imposer sa volonté. Exemple : différend sur les licences de pêche à Jersey en 2021. Je pense que l'orateur surestime l'effet de la menace française de couper le courant à Jersey, car les patrouilles militaires en mer ont perduré au-delà. Mais, en effet, le gus qui avait choisi d'alimenter l'île depuis la France avait très probablement fait un excellent choix technico-financier, mais en cas de crispation diplomatique, le tarif au kWh devient secondaire, il faut aussi prendre ça en compte. Autre exemple : la guerre en Ukraine a remis en cause pas mal de business avec la Russie… Si tu commerçais beaucoup avec la Russie et que t'es un petit acteur et/ou que tu n'as pas de plan B, t'es fichu ;
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Définitions de « souverain » :
- Juridique : quel droit s'applique ? (La définition de Sarko du cloud souverain 2011 était l'accès facilité de la police.) ;
- Géopolitique : dans un rapport de puissance, quelle vulnérabilité dans la souveraineté nationale est acceptable ou non ? Est-il prudent d'héberger le fichier d'état civil à l'étranger ? Est-il prudent d'analyser les données générées par nos radars militaires sur des serveurs étrangers ? ;
- Industriel : idem que géopolitique, mais au niveau d'une société commerciale. Quelle maîtrise du risque ? Dépendre d'un seul fournisseur de stylos n'est pas grave. Quid de dépendre d'un seul fournisseur de cloud si toute ton activité est basée dessus (l'orateur ne le dit pas, mais un exemple est les business bâtis uniquement sur le seul datacenter d'OVH qui a cramé…) ? ;
- Économique. En macro-économie, vendre un costume importé dans son espace économique permet de récupérer la seule plus-value du marchant (+ TVA et autres impôts). Importer en sus le tissu permet de récupérer la plus-value du tailleur. Importer le fil en sus : celle du tisserand ; Importer le coton ou la laine : celle de la filature. Etc. La qualité n'influe pas : importer des bidules pas chers de très bonne qualité fait monter le chômage, consommer de la merde locale fait baisser le chômage. Vu le poids de l'économie numérique, ça vaut le coup d'étudier comment maximiser la production dans notre espace économique.
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Stratégie nationale :
- Vendre du cloud ricain sous licence. Grande dépendance technique (lire le témoignage d'OVH) et reliquat de surveillance ricaine (sécurité, tout ça), mais le service est facturé dans notre espace économique, c'est un début ;
- Produire nous-même le service.
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Stratégie d'entreprise :
- Pas vu, pas pris ;
- J'ai trop investi dans un cloud, je ne peut pas revenir en arrière, donc on verra bien ;
- Je n'ai pas trop investi, je peux intégrer la contrainte et viser du cloud privé, ou du cloud public UE ou de la revente sous licence ;
- Il faut une stratégie plus adulte, accepter de combiner plusieurs solutions UE existantes si aucune répond totalement au besoin.
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Le cloud souverain tel qu'on l'entend ces dernières années met la lumière sur d'anciens problèmes (résilience, dépendance économique genre que faire si un fournisseur triple ses prix, besoin de savoir-faire, gestion du risque, écosystème, etc.) que seul le déni empêchait de considérer ;
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On ne peut pas piloter un fournisseur sans détenir un savoir-faire en interne, le fournisseur nous bananera.