On retrouve des chiffres sur la pollution des riches. D'après un rapport pondu en 2022 par Oxfam et Greenpeace, le patrimoine financier de 63 milliardaires français émet autant de gaz à effet de serre que celui de la moitié de la population française (14 millions de ménages). Empreinte moyenne de l'un de ces 63 milliardaires : 2,4 millions de tonnes d'équivalent CO2. Celle d'un Français moyen (kézako ? Je pense qu'il s'agit de l'empreinte moyenne d'un Français) : 10,7 tonnes (OFCE : 24,5 tonnes de CO2 pour un ménage, dont essentiellement les biens et services de conso et la bouffe). D'après la Paris School of Economics, les 10 % des plus riches du monde sont à l'origine de 50 % des émissions mondiales de CO2 de 2019. Partout, les pauvres sont les plus sobres… sauf aux USA où ils polluent plus que les 10 % des plus riches en Afrique subsaharienne. Mouais… Oxfam rattache un milliardaire à l'entreprise principale qu'il détient (hors holding), et donc aux émissions déclarées par celle-ci… Genre les chiffres communiqués par les sociétés commerciales sont fiables :)))) Mécaniquement, plus une société est importante, plus la part rattachée au milliardaire sera importante… sans pour autant qu'il ait le choix de la stratégie environnementale de l'entreprise (genre sur tel créneau, il n'y a pas de façon écolo de faire ou le milliardaire n'est pas actionnaire majoritaire donc il peine à impulser une direction écolo, etc.)… Ensuite, je me demandais d'où sortent les 63 milliardaires français puisque Forbes en compte 42 sur la même période. Réponse dans le rapport : addition de Forbes et de Challenges (119 milliardaires) et on retient uniquement ceux pour lesquels des données publiques sont disponibles. Tout ça me semble pifométrique : il existe plusieurs évaluations du nombre de milliardaires mais t'inquiète, on va te pondre une estimation fiable de émissions carbones des richous :)))) ;
Les efforts vertueux (solaire, éolien, biocarburant, hydrogène, bagnole électrique, etc.) de Total représentent 1,6 % de son chiffre d'affaires, 5 % de se production énergétique, et 12,5 % de ses investissements. (Il faudra m'expliquer en quoi la déforestation du biocarburant et l'extraction minière des bagnoles électriques sont vertueuses, mais passons…) Ça dénote un peu des annonces du PDG selon lesquelles l'intégralité des bénéfices 2022 seraient ré-investis dans les « énergies décarbonnées » alors que 70 % ont formé les dividendes et que 80 % du reste a été dans l'extraction, notamment du GNL ;
Comme la France a raté son objectif en matière de production d'énergies renouvelables, et afin d'éviter les sanctions de l'UE, le gouvernement serait en train d'acheter des « volumes statistiques d'énergie renouvelable » à ses voisins. Trololo. Ça me fait penser aux quotas carbone ou à la couverture légale des fournisseurs d'électricités non-nucléaires ;
Comme d'hab, on arrive au constat qu'il n'existe pas de solution magique (sans contrepartie) :
Verra, le principal certificateur des crédits carbone, estime que moins d'un quart des acheteurs sur le marché carbone sont identifiés ;
La société commerciale française Flying Whales veut développer le fret par ballon dirigeable avec de l'hélium… Comme à d'autres, cela m'évoque le souvenir du baratin commercial que furent les avions renifleurs de pétrole.