Dilemme Internet :
Chaque personne qui regarde cette vidéo choisit entre la pilule bleue et la pilule rouge.
Si plus de 50 % des personnes choisissent la pilule bleue, tout le monde vit.
Sinon, ceux qui ont pris la pilule rouge vivent et ceux qui ont pris la bleue meurent.
Dilemme reformulé par Monsieur Phi :
Des aliens chopent 100 humains. Ils vont les mettre chacun dans un salle face à un bouton.
Si la majorité des participants appuient sur le bouton A, tout le monde continuera de vivre.
Si la majorité des participants appuient sur le bouton B, ceux aqui ont appuyé sur le bouton A meurent, ceux qui ont appuyé sur B vivent.
Faire un choix est obligatoire, sinon tout le monde meurt.
Avant de choisir, les aliens s'assurent que les participants ont compris les règles avec des questions de compréhension.
Il constate un biais de cadrage très significatif (la première présentation du problème influence grandement la manière dont on le perçoit).
Ce n'est pas un dilemme du prisonnier car la solution égoïste (rouge / B) produit le même résultat que si tout le monde avait choisi la solution coopérative (bleue / A). La solution égoïste (B / rouge) ne nécessite pas de prendre de risque personnel pour parvenir au même résultat. Le choix A est circulaire : on sauve uniquement ceux qui feront ce choix-là pour sauver ceux qui feront ce choix-là, ce qui permet d'afficher notre vertu à vouloir sauver tout le monde. Mais ça ne marche que si une majorité fait également ce choix-là d'afficher sa vertu (on est moral, on n'est pas un égoïste, etc. mais que pour ceux qui en font pareil).
En passant, on révise l'impératif catégorique de Kant, l'une des approches de la philosophie morale : on désire faire quelque chose que l'on ne souhaite pas voir généralisé (= faites ce que je dis, pas ce que je fais). A contrario, une action est conforme au devoir moral si on peut vouloir universaliser la règle de conduite que l'on a suivi pour la mener. Inefficace avec le dilemme supra, puisque les deux choix passent le test d'universalisation. Autre approche de la philo morale : le conséquentialisme, c'est-à-dire évaluer une action (bonne ou mauvaise) en fonction de ses conséquences (bonnes ou mauvaises). La manière d'évaluer les conséquences varie en fonction des courants de pensée.