De cette FAQ de Monsieur Phi, dont je regrette le titre putaclic, je retiens que YouTube n'est toujours pas l'espace de libertés annoncé : fluctuation des vues (notamment car même les abonnés ne sont pas notifiés d'une vidéo) donc démotivation à produire du contenu de qualité et/ou à le découper en vidéos courtes plus abordables ; il ne faudrait pas s'éparpiller en trop de niches (idée que l'on retrouve en filigrane dans une récente vidéo de Thea), comme des vidéos sur la logique, sinon déclassement (est-ce ce qui explique les chaînes secondaires de quasiment tous les vidéastes célèbres ?) ; etc. Monsieur Phi tirant l'essentiel de ses revenus du mécénat (Patreon, Tipee, etc.), PeerTube pourrait peut-être lui donner plus de libertés.
Il y a quelques mois, Mamytwink exposait que les règles débiles de YouTube empêchent de parler sérieusement d'histoire. Exemple : YouTube ne veut pas de « la petite fille au Napalm ».
À la fin de sa dernière vidéo, Scilabus relate que YouTube tique toujours sur un sexe sur une planche anatomique… Plusieurs vidéastes populaires de divertissement occultent l'audio lorsque des mots à connotation sexuelle sont prononcés (ce qui est partiellement pénible)… La pudibonderie de YouTube (et des autres) dure depuis des décennies.
Rien de neuf, il y a déjà cinq ans, le Joueur du Grenier exposait l'inconstance et l'arbitraire de la modération YouTube.
Cette capacité d'influencer le langage, donc la capacité de conceptualiser et de raisonner, donc le réel, est inquiétante. En soi, rien de neuf : Hollywood a été une très puissante industrie de diffusion idéologique, les géants du numérique en sont la relève, au lieu d'être la liberté promise.