Cette vidéo a beaucoup tourné à cause du franc-parler de l'interrogé (ça illustre le gnan-gnan de nos causeries habituelles…). Je l'ai visionné plusieurs fois, et elle me fait "rire".
D'un côté, on a un gars totalement frustré que ses rapports soient restés lettre morte… alors que c'est le principe même d'un rapport, y compris en entreprise… Étonnant qu'une personne intelligente et expérimentée finisse par s'en rendre compte.
De l'autre, il reconnaît qu'il y a un temps pour la décision technique et l'autre pour la décision politique, et, en même temps, il semble refuser la décision politique… (ou, en tout cas, qu'on ne la lui ai pas justifiée en long, large, et travers.) C'est un travers que l'on retrouve aussi en entreprise…
Question subsidiaire : faut-il forcément écouter les sachants ? Sont-ils honnêtes (en informatique, le premier gus vendra ce qui l'arrange, pas forcément ce qui répond le mieux aux besoins du client) ? Sont-ils compétents ? Sont-elles les seules personnes concernées par la décision ? Si non, les autres concernés n'ont-ils pas droit d'y participer ? Voir cette excellente causerie.
Je suis étonné d'entendre ici que les "techniciens" n'étaient pas écoutés alors que la presse évoque sans cesse un verrouillage du nucléaire français par le corps des Mines. Ça ressemble à une confrontation entre plusieurs corps et/ou domaines (R&D / industrie contre recherche fondamentale). Pour me faire une idée, il faudrait que je visionne les autres interrogatoires de la commission de l'Assemblée, mais j'ai bien bien la flemme.
Sur le reste, ça colle avec les échos de la presse : pas ou peu de vision à long terme, lenteur de la prise de décision, abandon d'une filière industrielle d'où ça patauge pour reprendre, etc.