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  • Rapport annuel [2026 sur l'état de l'Internet en France] | Arcep

    L'ARCEP, le régulateur français des télécoms, publie son rapport 2026 sur l'état de l'Internet en France.



    Cela inclut le baromètre sur la transition française vers IPv6 :

    La transition IPv6 se fait plus rapidement du côté des opérateurs que du côté des hébergeurs et autres acteurs du contenu. Fin 2025, côté fournisseurs d’accès à internet grand public, 94 % des clients sur le fixe (+7 points en 1 an) et 83 % sur le mobile (+13 points en 1 an) ont l’IPv6 activé. L’augmentation de l’activation IPv6 s’explique notamment par les progrès de SFR sur le fixe (+26 points) et de Free sur le mobile (+48 points). Côté fournisseurs de contenu et hébergeurs, 38 % des sites web sont disponibles en IPv6 (+3 points en 1 an), et 25 % des serveurs e-mail (+2 points en 1 an).

    Sur le fixe, SFR est en retrait (80 %) car pas d'IPv6 sur son infra câble ni sur son offre ADSL/VDSL. Sur le mobile, c'est Free (50 %) qui active IPv6 uniquement pour les terminaux > 2021.

    La statistique concernant les sites web est faussée à la hausse par les CDN.

    Le baromètre vulgarise également les différents mécanismes techniques de transition IPv4/IPv6 mis en œuvre par les opérateurs. J'en recommande vivement la lecture.

    On retrouve des FAI alternatifs de la FFDN dedans : Aquilenet, FDN. :D



    Cela inclut également le baromètre sur l'interconnexion entre opérateurs en France :

    Au deuxième semestre de 2025, le trafic entrant dans les réseaux des opérateurs provient essentiellement du transit (55,2 % environ) et du peering privé (43,2 % environ). Le peering public, celui ayant lieu dans les points d’échanges internet, ou IXP, n’en représente qu’une part minime (1,5 %) (cf. figure 2). La part élevée du transit s’explique en grande partie par le trafic de transit entre Open Transit International (OTI), Tier 1 appartenant à Orange, et le Réseau de Backbone et de Collecte Internet d’Orange (RBCI), qui permet d’acheminer le trafic vers les clients finals de ce FAI. Ce taux de transit est beaucoup moins élevé chez les autres FAI qui, n’ayant pas en parallèle une activité de transitaire, font davantage appel au peering.

    Le trafic entrant vers les quatre principaux FAI en France à l’interconnexion est passé de 50,8 Tbit/s fin 2024 à 56 Tbit/s fin 2025, soit une augmentation de 10,4 % en un an (cf. figure 1). Cette augmentation est comparable à celle de l’année 2024 (9,2 %).

    À la fin de l’année 2025, le trafic sortant du réseau des quatre principaux FAI en France à l’interconnexion atteint environ 6,6 Tbit/s, soit une augmentation annuelle de 28,1 % en comparaison avec les augmentations de 14,6 % et 17,5 % constatées au cours des deux années précédentes (cf. figure 3). Entre fin 2019 et fin 2025, ce trafic a quasiment quadruplé.

    Toutefois, le ratio d’asymétrie entre les trafics entrant et sortant du réseau des principaux FAI poursuit la baisse amorcée en 2022 : en 2025, il y a eu 8,5 Gbit/s reçus dans le sens entrant pour 1 Gbit/s de trafic transmis dans le sens sortant. Ce ratio est en baisse depuis 2022 : il était de 10,6 Gbit/s entrant pour 1 Gbit/s sortant en 2023, puis de 9,9 Gbit/s en 2024 (cf. figure 4). [Attention : stat faussée par les CDN internes qui ne sont pas pris en compte. On n'a pas le trafic sortant vers ces CDN, mais, au pire du pire, le trafic total entrant vers les clients est de 70,8 Tbps pour 6,6 Tbps sortant aux intercos, soit un ratio de 10,7. C'est donc surtout la montée en puissance des CDN internes que l'on constate.]

    Entre fin 2024 et fin 2025, le trafic provenant des CDN internes vers les clients des principaux FAI en France a légèrement augmenté, passant de près de 12,1 Tbit/s à 14,8 Tbit/s environ (cf. figure 10). [56 Tbps entrant sur l'interco, dont 1,5 Tbps pour les CDN internes, qui envoient ensuite 14,8 Tbps aux clients, pour un total de 56 Tbps + 14,8 Tbps = 70,8 Tbps, donc les CDN internes, qui peuvent fermer le marché représentent environ 1/5e du trafic.]

    Cette année, le plus important fournisseur de CDN et les quatre plus grands fournisseurs de contenus en termes de part de trafic demeurent Akamai, Netflix, Amazon, Google, et Meta. Leur part agrégée est estimée fin 2025 à 48,9 % du trafic à destination des utilisateurs finals contre 46,9 % en 2024.

    S’agissant des fournisseurs de CDN, la part d’Akamai est toujours stable : 12 % du trafic en 2025 […] Fastly continue sa croissance : en 2025, la part de trafic s’élève à 4,8 % […] [Rigolo, ça contredit d'autres stats.]

    Le trafic en provenance des acteurs de la catégorie « GAFAM » (qui fournissent des produits et services très diversifiés augmente légèrement, comptant pour 26,5 % du trafic (contre 25 % en 2024).

    Là encore, l'ARCEP vulgarise les modalités d'interconnexion : transit, peering public (points d'échange) ou privé (PNI), CDN internes (on-net), etc. J'en recommande vivement la lecture.

    Comme le note Bortz, mesurer le débit écrase les usages les moins consommateurs. Il faut donc relativiser l'insignifiance des points d'échange (du trafic plus important peut y circuler), l'asymétrie entre débit descendant et débit montant (depuis ma fibre, je peux émettre beaucoup de contenus peu gourmands tout en regardant quelques vidéos YouTube, qui écraseront tout), etc.

    Via https://mastodon.gougere.fr/@arcep@social.numerique.gouv.fr/116928561353864523 via https://mastodon.gougere.fr/@bortzmeyer.

    16/07/2026 15:04:14 - permalink -
    - https://www.arcep.fr/actualites/actualites-et-communiques/detail/n/rapport-annuel-tome3-160726.html
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