Résumé : les infos du trafic aérien sont publiées au nom de la sécurité aérienne ; calculer une empreinte carbone à partir d'elles est une nouvelle finalité ; il s'agit de données à caractère personnel : un avion est la propriété d'une personne morale, mais des articles de presse ou autres peuvent permettre l'identification des passagers ; le RGPD s'applique à des données publiées ; quel équilibre des droits et des libertés, entre respect de la vie privée et droit d'information ?
Pour ma part, dans le cas d'espèce, j'ai tendance à prioriser la vie privée car je peine à accorder une valeur informative aux publications. On sait que l'aviation pollue énormément. Peu importe que ce soit un vol de personnes ou de marchandise. Même si les milliardaires cessent de voler, l'empreinte écolo des vols de marchandises et de touristes sera toujours au-dessus des moyens de la planète. Dans ce contexte, les nombres annuels de vols et de passagers ne sont-ils pas des indicateurs pertinents et suffisants ? A-t-on besoin de ces publications pour savoir qu'un vol pour serrer la paluche à un autre dirigeant et/ou pour assister à une réunion (y compris les COP) sont inutiles ? :/