- Récupérer de l'info. Similaire au web, mais rapide, simple (pour les programmeurs, ce qui évite la concentration des moteurs de rendu du web, pour les auteurs de contenus, et pour les lecteurs) et respectueux de la vie privée (pas de cookies, pas d'entêtes genre User-Agent, pas de ressources tierces, etc.) ;
- Protocole pour récupérer une ressource désignée par une URL avec un schéma spécifique (certains serveurs Gemini permettent du CGI donc du contenu dynamique) + un format minimaliste (même pas de gras / italique) inspiré de Markdown nommé gemtext + TLS obligatoire. Spécifications écrites par un gus ;
- La présentation des pages est à la charge du client (pas de CSS, par ex.), donc le rendu diffère en fonction ;
- Pas de javascript, de pop-up, pas d'image dans une page (un lien reste possible), pas de lien "caché" dans le texte, ils sont sur une ligne dédiée (pour faciliter la programmation de clients), donc on oublie les interactions à la web 2 ;
- Un ensemble cohérent de ressources, qu'on nomme site sur le web, se nomme capsule sur Gemini (champ lexical de la conquête spatiale ;) ).
L'orateur n'en parle pas, mais je me suis demandé les différences par rapport à Gopher. En gros, Gemini est un compromis entre Gopher et le web. Attention : compromis dans les deux sens, Gemini revient aussi en arrière (entre guillemets) sur des aspects jugés contestables de Gopher (notamment les liens, ou les tabulations, ou l'indication du type du fichier pointé) + chiffrement obligatoire (bidouillage "récent" dans Gopher) + prétend éviter l'ajout de fonctionnalités / extensions par la philosophie derrière la spécification (je pense que c'est totalement pipeau). Source.